S’asseoir tous deux au
bord d’un flot qui passe,
Le voir passer;
Tous deux, s’il glisse un
nuage en l’espace,
Le voir glisser;
A l’horizon, s’il fume un
toit de chaume,
Le voir fumer;
Aux alentours si quelque
fleur embaume,
S’en embaumer;
Entendre au pied du saule
ou l’eau murmure
L’eau murmurer;
Ne pas sentir, tant que ce reve dure,
Le temps durer;
Mais n’apportant de passion profonde
Qu’a s’adorer,
Sans nul souci des querelles du monde,
Les ignorer;
Et seuls, tous deux devant
tout ce qui lasse,
Sans se lasser,
Sentir l’amour, devant tout
ce qui passe,
Ne point passer!
Sentir l’amour, devant tout
ce qui passe,
Ne point passer!
bord d’un flot qui passe,
Le voir passer;
Tous deux, s’il glisse un
nuage en l’espace,
Le voir glisser;
A l’horizon, s’il fume un
toit de chaume,
Le voir fumer;
Aux alentours si quelque
fleur embaume,
S’en embaumer;
Entendre au pied du saule
ou l’eau murmure
L’eau murmurer;
Ne pas sentir, tant que ce reve dure,
Le temps durer;
Mais n’apportant de passion profonde
Qu’a s’adorer,
Sans nul souci des querelles du monde,
Les ignorer;
Et seuls, tous deux devant
tout ce qui lasse,
Sans se lasser,
Sentir l’amour, devant tout
ce qui passe,
Ne point passer!
Sentir l’amour, devant tout
ce qui passe,
Ne point passer!